La palabre chez les Lokele : réconcilier, juger, sanctionner
Deux pêcheurs revendiquent le même endroit. La palabre, institution traditionnelle lokele de résolution des conflits, où la réconciliation compte autant que la sanction.
Deux pêcheurs revendiquent le même endroit. La palabre, institution traditionnelle lokele de résolution des conflits, où la réconciliation compte autant que la sanction.
À Kisangani, la semaine du 22 au 29 septembre a compté autrement : un médecin emporté par Ebola, neuf exigences des syndicats, trente-trois détenus libérés après seize ans pour certains, un centre de santé braqué et une route qui reste un grand flou.
Voilà le capitaine : l’un des plus gros poissons du fleuve, et une prise qui n’appartient jamais tout entière à celui qui la remonte.
Pendant des générations, bien avant l’école moderne, la radio ou Internet, une part essentielle de l’éducation se faisait par la parole, le soir, autour du feu.
Deux marches, deux traitements : Ebola a bon dos dans la Tshopo. Six policiers condamnés dont le commandant urbain, 70 millions de dollars pour la RN4, des agronomes payés 5 000 francs et Kanga face à Fayulu — la semaine du 15 au 22 septembre 2026.
Les Européens ont trouvé un nom à cette machine il y a un siècle : le tambour-téléphone. Les Lokele, eux, l’appellent le boungou. Comment deux notes pouvaient-elles porter un message compris à distance ?
« La sagesse n’habite pas dans la taille. Cent mille petites pinces valent mieux qu’un gros sabot. »
Le conte lokele du chien au nez qui ne sèche jamais, recueilli par Weeks en 1911 : un pacte de patience qui vire en une course sans fin contre le rat palmiste.
Un centre Ebola qui change d’adresse, une marche interdite qui n’a pas eu lieu, des travaux d’étudiants réduits en cendres, des ponts et des mégawatts annoncés, une femme à honorer : la semaine à Kisangani et dans la Tshopo.
La mairie démolit les « constructions anarchiques » à Kisangani. Circulation, petit commerce, relocalisation : ce que révèle vraiment la campagne — et les trois questions à suivre.